Hier matin, vers 9h, on me demande d'aller surveiller un groupe d'élèves lors de l'examen d'histoire du MELS de 4e secondaire. Comme j'étais substitut aux surveillances d'examens, j'accepte et je vais préparer le local 207. Comme il s'agit d'élèves en mesures adaptatives, je demande si je vais avoir une liste pour les présences et on me confirme que oui.
En passant, pour ceux qui ne le savent pas, le terme "mesure adaptative" signifie que ces élèves ont un plan d'intervention sur lequel est spécifié qu'ils ont droit à un tiers de temps de plus, ont droit d'être isolé, ont droit à des mesures particulières pour réussir leurs évaluations. C'est un peu nos accommodements raisonnables en éducation!
9h25, je suis prêt à accueillir les élèves, même si je n'ai pas eu de liste de présence. Ils arrivent au compte-goutte, certains avec leur copie d'examen en main, d'autres avec simplement un crayon, prêt à faire l'examen. Je demande à ceux qui ont un examen où ils l'ont eu. Ils me répondent que c'est le surveillant de leur groupe qui leur a remis. Je demande à ceux qui n'ont rien pourquoi ils n'ont pas d'examens. Ils me répondent que leur surveillant n'a pas voulu leur donner leur copie.
9h33, je me retrouve avec une vingtaine d'élèves, certains possédant certains documents d'examens (il y en avait 4), d'autres rien. Je ne veux pas les laisser seul dans le local, alors je sors la tête dans le corridor et demande de l'aide!
9h37, l'enseignante d'histoire m'apporte une liste et tente tant bien que mal de démêler qui possède quoi. 10 minutes plus tard, tout semble être correct.
9h50, une enseignant vient me remplacer, me disant qu'elle était supposé surveiller les élèves en mesures adaptatives au local informatique (ceux qui peuvent faire l'examen sur un ordinateur), mais comme les élèves n'ont pas voulu utiliser cette mesure, elle doit me remplacer et on m'envoie faire les pauses-pipi des enseignants en surveillance d'examen.
À quoi ça sert d'isoler les élèves si on les traumatise pendant 20 minutes au début des examens au juste?
Je pourrais vous parler de la confusion qui a régner ensuite, mais bon, je vais me retenir.... :-)
Initialement conçu pour mes étudiants en mathématiques, ce blog est devenu un ramassis d'opinions personnelles, d'anecdotes de vie, d'informatique et naturellement, de mathématiques.
jeudi 12 juin 2014
samedi 26 avril 2014
Avril nous tiens à un fil!
Démoralisant ce mois d'avril 2014 dites-vous? Après avoir vu les libéraux prendre le pouvoir au début du mois, on apprend que les finances du Québec sont catastrophique. Pour enrayer cela, ce sera aux québécois d'écoper d'une mauvaise gestion de nos dirigeants. Gel de salaire et hausse de frais divers sont au menu. Est-ce que le peuple s'indignera? Je ne crois pas.
En fait, le québécois moyen gère ses finances un peu de la même façon que le gouvernement le fait. S'il peut sauver de l'impôt avec quelques revenus au noir, il le fera. Il n'hésite pas à s'endetter pour se payer des trucs exorbitants, même s'il doit prendre le reste de sa vie pour payer. Il habite souvent une grosse maison qu'il a peine à meubler et profite de vacances à crédit.
Pendant ce temps, le gouvernement serre la corde, mais pas assez pour que le citoyen se sente étouffé. Les centres d'achats sont toujours pleins, les autos neuves circulent sur nos routes défoncées; pas de problème pour le quotidien.
Assez d'idées démotivantes pour aujourd'hui! Boston devrait battre Détroit aujourd'hui et devenir le prochain adversaire de nos glorieux la semaine prochaine. Je prédis une victoire du Canadiens en 6 parties. Voilà pour l'espoir!
Et parlant, d'espoir, la chaleur arrivera avec mai!
En fait, le québécois moyen gère ses finances un peu de la même façon que le gouvernement le fait. S'il peut sauver de l'impôt avec quelques revenus au noir, il le fera. Il n'hésite pas à s'endetter pour se payer des trucs exorbitants, même s'il doit prendre le reste de sa vie pour payer. Il habite souvent une grosse maison qu'il a peine à meubler et profite de vacances à crédit.
Pendant ce temps, le gouvernement serre la corde, mais pas assez pour que le citoyen se sente étouffé. Les centres d'achats sont toujours pleins, les autos neuves circulent sur nos routes défoncées; pas de problème pour le quotidien.
Assez d'idées démotivantes pour aujourd'hui! Boston devrait battre Détroit aujourd'hui et devenir le prochain adversaire de nos glorieux la semaine prochaine. Je prédis une victoire du Canadiens en 6 parties. Voilà pour l'espoir!
Et parlant, d'espoir, la chaleur arrivera avec mai!
mardi 1 avril 2014
Poisson d'avril!
Voici le courriel que j'ai envoyé à tout le personnel de mon école...
En
ce début de printemps, j'ai beaucoup de petits points à vous
transmettre concernant les nouvelles technologies.
Commençons
par parler de la fin du support de Windows XP par Microsoft le 8
avril prochain. Pour nous, cela signifie que tous les ordinateurs de
l'école qui possèdent encore Windows XP seront vulnérables. Afin
d'assurer votre sécurité et celle des autres, évitez d'envoyer des
courriels à partir de ces ordinateurs; ils seront systématiquement
analysés par la NSA (National Security Agency). De plus, le célèbre
pirate informatique russe, Vladimir Levin, menace d'utiliser les
vulnérabilités de Windows XP afin de s'introduire dans ces
ordinateurs dans le but de voler votre identité. Comme les
techniciens de la CSSMI sont surchargés à cet effet, un document
expliquant comment améliorer la sécurité de vos machines vous sera
acheminé. La procédure prend environ une dizaine de minutes à
mettre en place. Le seul défaut de cette procédure est que votre
ordinateur pourra prendre plus d'une quinzaine de minutes à démarrer
convenablement.
Dans
un autre ordre d'idée, la CSSMI se procurera 2 imprimantes 3D (des
Makerbot Replicator de 5e génération). Pour amortir les
coûts de ces achats, la C.S. proposera dès l'an prochain d'imprimer
vos fournitures scolaires (crayons, règles, craies, effaces,
trombones et autres accessoires). À partir de ce moment, elle ne
remboursera plus l'achat de ces fournitures. Veuillez noter qu'un
délai de 3 à 5 semaines devra être alloué entre le moment de
votre commande et le moment de réception. Une réelle économie
substantielle sur le coût du matériel scolaire est envisageable
dans le 5 premières années d'utilisation de ces imprimantes.
Avec
l'arrivée des montres intelligentes
sous Android,
il faudra se méfier davantage lors des évaluations. En effet, dans
une école de la banlieue de Calgary, 2 étudiants ont été surpris
à utiliser leurs montres pour tricher lors d'évaluations. Toujours
en lien avec cette crainte, le site « http://www.thespystore.ca/ »
propose un dispositif qui permet de détecter tout appareil se
branchant à un réseau cellulaire ou wi-fi et ce, à faible coût
(39$ plus frais de transport). L'avantage avec cet appareil, c'est
qu'il envoie un flux électrique via l'appareil mobile vers la
personne tentant d'utiliser le
réseau.
La décharge électrique envoyée ressemble un peu à celle d'un
« taser gun », mais à intensité minimale. Selon le
fabriquant, il ne faut pas utiliser ce type d'appareil sur les femmes
enceintes, les épileptiques ou les gens souffrant d'arythmie
cardiaque.
Google
mettra à la disposition des enseignants canadiens un modèle spécial
de ses fameuses lunettes « Google glass » pour en faire
l'essai dans un contexte scolaire. La CSSMI s'est montrée
intéressée à se procurer une douzaine de ces paires de lunettes
afin de les prêter aux enseignants qui désirent les utiliser en
classe. Les « Google glass » permettent, en lien avec
les TBI, de filmer et transmettre en temps réel ce que vous voyez
sur un grand écran. L'avantage premier est d'afficher sur grand
écran la vision des profs. Le deuxième avantage est que vous
pouvez filmer en tout temps vos élèves. Cela permettra d'envoyer
aux parents des vidéos de leur non-production ou problèmes de
comportement.
En
terminant, je tiens à vous aviser que je travaille fort sur la
création d'une application Android et Ipad sur le Harfang
permettant d'être complémentaire à celle de la CSSMI. Vous
pourrez en tout temps, et ce, en temps réel, être informé sur tout
ce qui se passe dans les 2 bâtisses et aussi à l'extérieur! Comme
cette application générera des revenus considérables en Bitcoins,
je me permets comme développeur de conserver 70% des gains.
Merci
et à la prochaine!
vendredi 28 mars 2014
J'aimerais comprendre...
Février dernier, le comité TIC (technologies de l'information et de la communication) de mon école décide de convoquer tous les employés pour une séance d'information d'environ une heure trente. Ils y avait plusieurs sujets à l'ordre du jour, en passant des finances aux projections en informatique dans la commission scolaire.
Comme je fais partie de ce comité, nous nous étions mis d'accord pour présenter avec enthousiasme nos réalisations. Je me qualifie comme étant un curieux possédant une facilité déconcertante en informatique. Certains diront que je suis un geek, un bidouilleur avec certaines convictions orientées vers le logiciel libre.
J'ai osé dire que j'autorisais et j'expérimentais par moment l'utilisation d'appareils mobiles (tablette, cellulaire intelligent, portable) en classe à des fins éducatifs. Le pire dans cette histoire, même après en avoir parlé à l'époque avec certains collègues et ma direction-adjointe, j'ai omis l'avoir crié haut et fort sur tous les toits pour avertir tout le monde. Malheur! J'ai trahi le code de vie de mon école qui, je le cite, interdit ces appareils à l'intérieur de l'école. J'ai aussi manqué de solidarité par mon mutisme. Sans être écris nulle part, le mot d'ordre depuis l'existence de cette règle, est de laisser ce type d'appareil dans les casiers (qui sont situés dans l'école en passant). Paradoxe absurde, mais bon, semble-t-il que ça fait l'affaire de tout le monde.
À partir du moment où certains ont apprit que j'avais commis une odieuse trahison au code de vie, tout s'est mis à débouler. Lors d'une réunion au début de mois de mars, j'ai senti du mépris, de la peur, de l'incompréhension face au fait qu'un enseignant puisse permettre l'utilisation de ce type d'appareil en classe dans un but éducatif. Certains diront qu'il existe un laboratoire informatique pour utiliser des logiciels-outils, mais, comme je préfère mes bonnes vieilles pantoufles à celles du voisin, je comprends que les élèves peuvent apprendre à utiliser leurs jouet technologique à des fins utiles et enrichissantes. Pourquoi se priver d'une ressource sans limite qu'une majorité possède et qui peut nous être pratique comme enseignant au niveau de notre gestion?
Un amendement au code de vie de notre école nous a été proposé et devra être voté bientôt pour l'an prochain. J'aimerais tout simplement avoir la liberté d'utiliser le moyen pédagogique pertinent que je crois être bon et pour lequel j'ai été formé sans déranger qui que ce soit. Ma gestion de classe et mon approche pédagogique m'appartiennent et je crois en mon autonomie professionnelle. Avec tout le respect que j'ai pour mes collègues, jamais je n'irai me mêler de la gestion des autres, peu importe ce que j'en pense. Si on veut uniformiser l'approche éducative et pédagogique, qu'on engage des robots.
Je reviens une fois plus sur ma trahison au code de vie que je ne regrette pas. Je crois en l'évolution par le changement de mœurs, ce qui implique la dérogation de certaines règles pour mettre en branle ces changements. Certains règlements existent pour maintenir le respect entre les individus et d'autres, pour cacher l'inconfort et la peur.
J'aimerais comprendre pourquoi on s'acharne tant à éradiquer ces appareils de communication alors qu'on pourrait s'en servir comme allié? Arrêter de me raconter l'histoire du prof qui s'est fait filmé pendant ses cours en train de "péter sa coche", car peu importe la règle existante, si un jeune décide de faire "sauter un prof", il le fera. Avec toutes les histoires d'intimidation, de violence, de non-respect de la loi du tabac qui se vivent à notre école, je suis ébahi lorsqu'on perd du temps à débattre de sujets que je qualifie de secondaire. J'aime la communication claire entre individus (Dieu seul sait comment elle doit être importante au sein d'un établissement scolaire). On peut utiliser ce pouvoir de communiquer de la façon qu'on le désire, peu importe quand, sans nécessaire attendre de se dire nos quatre vérités, acculés dans une salle sur des chaises inconfortables.
Voilà, j'ai pris position et je ne crains pas la critique.
mercredi 5 mars 2014
Investir dans l'éducation, la clé!
Un peuple instruit est capable d'un certain sens critique. Si seulement on arrêtait de nous dire qu'il n'y a pas d'argent, peu importe la demande en éducation. Si l'éducation était valorisée. Si les acteurs en éducation étaient perçus comme des innovateurs, des héros. Si on voyait les élèves autrement qu'un ramassis de statistiques. Si on avait vraiment l'élève en tête.
Valoriser la curiosité intellectuelle, la créativité au lieu d'enfermer les esprits dans un programme stérile. Alléger la tâche des enseignants, éducateurs et autres intervenants afin que leur travail soit plus stimulant et surtout qu'il soit réalisable. Créer des conditions gagnantes en éducation, c'est possible, mais il faudra faire des sacrifices, des changements. Hérésie!!
Un peuple instruit et éduqué prendrait soin de sa santé par la prévention au lieu d'administrer des pilules pour soulager.
Un peuple instruit et éduqué sait réaliser des états de compte et faire en sorte que l'économie soit forte.
Un peuple instruit et éduqué connait son histoire et ne répétera les erreurs du passé.
Un peuple instruit et éduqué est sensible à son environnement et à celui de son voisin.
Un peuple instruit et éduqué connaît la signification du mot "respect".
Quel parti politique parlera d'éducation dans les 5 prochaines semaines? Quel parti osera en faire un enjeu majeur? Le discours de la santé et de l'économie a pour but de rassurer la classe des 45 ans et plus (les votants). Lorsqu'on vit dans la crainte du changement, c'est toujours facile de se faire rassurer qu'on aura une retraite dorée et l'accès aux médicaments et médecins si on tombe malade. Cette petite sécurité du peuple, c'est ça qui la tient par les couilles. Dans ce contexte, aucun surprise le 7 avril prochain. Ceux qui auront vendu un beau discours en mélamine seront gagnants.
J'ai perdu foi en nos vestons. Les politiciens et gens d'affaires voient dans les élections un objectif personnel de carrière. Parlons au peuple pendant 5 semaines dans l'espoir de se cloîtrer pendant 4 belles années. Facile.
Parlez moi de l'importance de l'éducation et j'y croirai. Pour le reste, repassez vos enregistrements à quelqu'un d'autre!
mercredi 19 février 2014
Magasinage de vélo!
Février achève et j'ai tellement hâte de rouler! Cependant, les jours de mon bon vieux Fuji touring 2003 sont comptés. Je veux un nouveau vélo de route, performant sur lequel j'aurai du plaisir à utiliser!
J'ai pris le temps de visiter 4 boutiques de vélo et j'ai eu un coup de coeur pour un vélo lors de ma 2e visite.
Le Xelius 200 de Lapierre devrait être mon choix. Il est dans ma gamme de prix, possède les caractéristiques recherchées et honnêtement, j'ai su que ce serait mon prochain vélo.
C'est un gros investissement, mais le plaisir que j'éprouve lorsque je roule est tel que je peux me permettre d'y mettre un gros montant. Je travaille fort et je mérite de profiter d'un produit de cette gamme.
Ça y est, je viens de me convaincre!
J'ai pris le temps de visiter 4 boutiques de vélo et j'ai eu un coup de coeur pour un vélo lors de ma 2e visite.
Le Xelius 200 de Lapierre devrait être mon choix. Il est dans ma gamme de prix, possède les caractéristiques recherchées et honnêtement, j'ai su que ce serait mon prochain vélo.
C'est un gros investissement, mais le plaisir que j'éprouve lorsque je roule est tel que je peux me permettre d'y mettre un gros montant. Je travaille fort et je mérite de profiter d'un produit de cette gamme.
Ça y est, je viens de me convaincre!
lundi 17 février 2014
Autonomie professionnelle: quand ça nous tente!
Sujet délicat à mon école ces temps-ci: l'utilisation d'appareils mobiles électroniques (pour la plupart, des cellulaires) par nos élèves dans l'école.
Il existe un règlement dans l'agenda de l'école qui interdit l'utilisation de ce type d'appareil dans la bâtisse. Cependant, la consigne non-écrite prescrit de laisser ledit appareil dans le casier de l'élève.
Paradoxal non?
Je ne possède toujours pas de cellulaire. Cela ne me manque pas. Cependant, avec du recul, je me rends à l'évidence que ces petites bêtes sont de petits ordinateurs bien puissants. Ils ont réussi à hypnotiser une génération (que dis-je, quelques générations) d'individu(s) qui ne réussissent plus à s'en passer. On appelle cela de la dépendance. Je radote, je le sais!
J'ai compris que mes chers élèves tiennent à leur gadget électronique. Ils sont sous le charme de l'objet. Pourquoi ne pas utiliser cet argument pour l'utiliser à mon avantage? Pourquoi ne pas permettre aux élèves, dans un dessein éducatif, d'utiliser leur ordinateur de poche afin d'avoir accès aux notes de cours en ligne, au corrigé, à des logiciels-outils pouvant les aider? Pourquoi ne pas utiliser cet engouement pour "acheter" un certain plaisir de la part de l'élève? Avouons-le, le système cognitif fonctionne mieux lorsqu'il est stimulé par quelque chose d'agréable!
J'aimerais dire que c'est facile de répondre à ces questions, mais le règlement paradoxal de l'agenda me demande de jouer prudemment avec ces bidules. D'un côté, il y a un syndicat qui prône haut et fort l'autonomie professionnelle et d'un autre côté, il y a des syndicalistes peureux du changement qui crient au meurtre si on tente de déroger d'un brin de ce qui est conventionné.
Les conventions, pour le bien de l'éducation et de la communauté apprenante, je m'en fous.
Que se passera-t-il avec cette patate chaude dans mon école les prochaines semaines? Ce sera un débat intéressant où les idées cimentées et le changement s'affronteront dans un duel sans merci.
Pour ma part, je prône l'autonomie professionnelle et je continue à dire que ce qui se passe dans ma classe, c'est me oignons!
Il existe un règlement dans l'agenda de l'école qui interdit l'utilisation de ce type d'appareil dans la bâtisse. Cependant, la consigne non-écrite prescrit de laisser ledit appareil dans le casier de l'élève.
Paradoxal non?
Je ne possède toujours pas de cellulaire. Cela ne me manque pas. Cependant, avec du recul, je me rends à l'évidence que ces petites bêtes sont de petits ordinateurs bien puissants. Ils ont réussi à hypnotiser une génération (que dis-je, quelques générations) d'individu(s) qui ne réussissent plus à s'en passer. On appelle cela de la dépendance. Je radote, je le sais!
J'ai compris que mes chers élèves tiennent à leur gadget électronique. Ils sont sous le charme de l'objet. Pourquoi ne pas utiliser cet argument pour l'utiliser à mon avantage? Pourquoi ne pas permettre aux élèves, dans un dessein éducatif, d'utiliser leur ordinateur de poche afin d'avoir accès aux notes de cours en ligne, au corrigé, à des logiciels-outils pouvant les aider? Pourquoi ne pas utiliser cet engouement pour "acheter" un certain plaisir de la part de l'élève? Avouons-le, le système cognitif fonctionne mieux lorsqu'il est stimulé par quelque chose d'agréable!
J'aimerais dire que c'est facile de répondre à ces questions, mais le règlement paradoxal de l'agenda me demande de jouer prudemment avec ces bidules. D'un côté, il y a un syndicat qui prône haut et fort l'autonomie professionnelle et d'un autre côté, il y a des syndicalistes peureux du changement qui crient au meurtre si on tente de déroger d'un brin de ce qui est conventionné.
Les conventions, pour le bien de l'éducation et de la communauté apprenante, je m'en fous.
Que se passera-t-il avec cette patate chaude dans mon école les prochaines semaines? Ce sera un débat intéressant où les idées cimentées et le changement s'affronteront dans un duel sans merci.
Pour ma part, je prône l'autonomie professionnelle et je continue à dire que ce qui se passe dans ma classe, c'est me oignons!
mardi 11 février 2014
Petit soubresaut!
Je viens de prendre quelques minutes pour relire les trucs que j'ai écrit il y a quelques années et je me dis: pourquoi ne pas recommencer à écrire? J'y pense, car j'ai la tête pleine d'idées!
Présentement, je magasine pour un nouveau vélo. Eh oui, après près de 6000 km de vélo l'an dernier, je veux laisser tomber mon bon vieux Fuji Touring 2003 pour une bête de course pur sang.
À moi la route! Le Lapierre Xelius EFI 200 me tiraille et je me dis, pourquoi pas un 400?
Bon, l'heure du dodo approche!
Présentement, je magasine pour un nouveau vélo. Eh oui, après près de 6000 km de vélo l'an dernier, je veux laisser tomber mon bon vieux Fuji Touring 2003 pour une bête de course pur sang.
À moi la route! Le Lapierre Xelius EFI 200 me tiraille et je me dis, pourquoi pas un 400?
Bon, l'heure du dodo approche!
dimanche 29 janvier 2012
Défendre ou vendre son âme?
J'ai suivi avec une certaine attention le procès Shafia. Le crime d'honneur, selon les Shafia, ce n'est pas la même chose que tuer de sang froid. J'ose tracer un parallèle entre cette fâcheuse histoire et celle du non moins célèbre docteur Turcotte. Dans le cas des Shafia, la population sera probablement soulagée. Pour ce qui est du docteur Turcotte, la population est outrée.
La justice est administré par des individus qui travaillent soit à défendre ou inculper des criminels. Le juge et les jury se basent sur le travail des avocats (et leur collaborateurs). Si l'avocat de la défense, appuyé par une équipe du tonnerre, réussit à soulever un doute raisonnable à propos de la culpabilité de l'accusé, le verdict pourra être différent.
Je ne suis ni juge, ni avocat. J'ai eu la chance de suivre quelques cours de droit criminel il y a 20 ans, juste assez pour comprendre le jeu qui se passe dans les coulisse du tribunal. Des gens qui ont comme boulot de défendre des hommes comme le docteur Turcotte peuvent-ils se regarder dans le miroir le matin sans sourciller? Si tu abats froidement tes enfants et que tu tentes de te suicider par la suite et que tu manques ton coup, t'es comme dans un joyeux pétrin. Turcotte a avoué son crime, mais quelqu'un a réussi à prouver qu'il n'avait pas toute sa tête au moment du crime. Ce quelqu'un a probablement travaillé d'arrache-pied pour puiser dans la jurisprudence des éléments aidant à sa cause. Le mandat de la personne qui défend l'accusé est de croire que l'accusé est innocent. Je pourrais aussi dire que son mandat est de faire croire que l'accusé est innocent.
Être avocat, c'est une formation longue et vigoureuse. Ça gagne bien sa vie un avocat qui réussit. Par contre, qu'en est-il de la morale? Comment définir le combat entre cette morale et les trucs légaux et juridiques? Est-ce que l'avocat de Turcotte a une famille? Si oui, est-il capable de regarder ses enfants dans les yeux sans avoir une drôle de sensation? S'il y a des gens qui gagnent leur vie en faisant des trucs immoraux, j'en viens à douter en l'intégrité même de certains humains qui ont vendu littéralement leur âme au diable. L'argent semble faire le bonheur de l'immoralité on dirait!
La justice est administré par des individus qui travaillent soit à défendre ou inculper des criminels. Le juge et les jury se basent sur le travail des avocats (et leur collaborateurs). Si l'avocat de la défense, appuyé par une équipe du tonnerre, réussit à soulever un doute raisonnable à propos de la culpabilité de l'accusé, le verdict pourra être différent.
Je ne suis ni juge, ni avocat. J'ai eu la chance de suivre quelques cours de droit criminel il y a 20 ans, juste assez pour comprendre le jeu qui se passe dans les coulisse du tribunal. Des gens qui ont comme boulot de défendre des hommes comme le docteur Turcotte peuvent-ils se regarder dans le miroir le matin sans sourciller? Si tu abats froidement tes enfants et que tu tentes de te suicider par la suite et que tu manques ton coup, t'es comme dans un joyeux pétrin. Turcotte a avoué son crime, mais quelqu'un a réussi à prouver qu'il n'avait pas toute sa tête au moment du crime. Ce quelqu'un a probablement travaillé d'arrache-pied pour puiser dans la jurisprudence des éléments aidant à sa cause. Le mandat de la personne qui défend l'accusé est de croire que l'accusé est innocent. Je pourrais aussi dire que son mandat est de faire croire que l'accusé est innocent.
Être avocat, c'est une formation longue et vigoureuse. Ça gagne bien sa vie un avocat qui réussit. Par contre, qu'en est-il de la morale? Comment définir le combat entre cette morale et les trucs légaux et juridiques? Est-ce que l'avocat de Turcotte a une famille? Si oui, est-il capable de regarder ses enfants dans les yeux sans avoir une drôle de sensation? S'il y a des gens qui gagnent leur vie en faisant des trucs immoraux, j'en viens à douter en l'intégrité même de certains humains qui ont vendu littéralement leur âme au diable. L'argent semble faire le bonheur de l'immoralité on dirait!
vendredi 27 janvier 2012
Cellulaire: nécessité ou futilité?
Je possède une ligne résidentielle, tout ce qui a de plus classique. Un bon téléphone fixé sur un mur et un répondeur qui prend les messages lorsque je suis absent. On peut me rejoindre si je suis à la maison ou laisser un message si je suis absent. Dans ce cas, je retourne l'appel dans les 48 heures suivant l'enregistrement du message. On peut aussi me rejoindre par courriel. Dans ce cas, lorsque je serai branché sur mon ordinateur, je répondrai.
Qu'est-ce que j'ai à demander de plus? Je me considère comme branché. On peut me rejoindre et, au pire, je redonnerai signe de vie dans les 2 jours ouvrables. Pour moi, c'est honnête. Mes amis et connaissances n'ont pas à savoir où je suis et ce que je fais à tout moment de la journée. C'est réciproque pour moi. Si je suis dehors à jouer avec mon fils et que le téléphone sonne dans la maison, je continue tout simplement à jouer avec mon fils. Pourquoi tant de presse à vouloir répondre? Pourquoi tant de presse à vouloir communiquer le plus rapidement possible? Pour dire quoi au juste? Pour demander ce que tu fais? Comment tu te sens? Qu'est-ce que tu regardes? Quelle odeur respires-tu?
À quoi est-ce que je veux en venir? En fait, les compagnies de télécommunication, par leurs campagnes de marketing, ont vendu l'idée que c'est amusant d'être branché. Je devrais plutôt dire, d'être constamment branché. C'est une mode qui colle et qui durera.
En plus des réseaux sociaux qui nous offrent des moyens de communication à la seconde près, les gens s'équipent de téléphones intelligents qui permettent de communiquer à toute l'humanité nos états d'âme. C'est magique, mais c'est aussi malsain. En quoi est-ce intéressant de savoir ce que fait tout le monde? En quoi est-ce reposant d'être disponible pour tout le monde? La vie ne va t-elle pas assez vite sans rajouter la pression d'être toujours sur le qui-vive?
Je pense aux blondes qui envoient des textos à leurs chums à tout moment pour leur demander ce qu'ils font (et réciproquement). Je pense aux employés (et employeurs) qui sont disponibles (et accrochés) à leurs emplois à tout heure du jour. Je pense aux ados qui s'envoient des textos juste dans le but d'en avoir aucun (but). Je pense aux gens qui répondent à leur cellulaire alors qu'ils sont en conversation réelle avec un autre humain. Je pense à la fille qui, dans un événement quelconque, préfère consulter son appareil intelligent plutôt que de profiter du spectacle. Je pense aux humains qui sont esclaves de toute cette technologie.
Bravo aux grands dirigeants des compagnies de télécommunication. Vous avez réussi un grand coup en rendant nécessaire un objet, qui a priori, peut dépanner en situation d'urgence. Ce n'est plus un gadget, c'est rendu une extension de la personne.
Pour ma part, je résiste dans un élan de liberté. Je dis tout simplement non à cette folie.
Qu'est-ce que j'ai à demander de plus? Je me considère comme branché. On peut me rejoindre et, au pire, je redonnerai signe de vie dans les 2 jours ouvrables. Pour moi, c'est honnête. Mes amis et connaissances n'ont pas à savoir où je suis et ce que je fais à tout moment de la journée. C'est réciproque pour moi. Si je suis dehors à jouer avec mon fils et que le téléphone sonne dans la maison, je continue tout simplement à jouer avec mon fils. Pourquoi tant de presse à vouloir répondre? Pourquoi tant de presse à vouloir communiquer le plus rapidement possible? Pour dire quoi au juste? Pour demander ce que tu fais? Comment tu te sens? Qu'est-ce que tu regardes? Quelle odeur respires-tu?
À quoi est-ce que je veux en venir? En fait, les compagnies de télécommunication, par leurs campagnes de marketing, ont vendu l'idée que c'est amusant d'être branché. Je devrais plutôt dire, d'être constamment branché. C'est une mode qui colle et qui durera.
En plus des réseaux sociaux qui nous offrent des moyens de communication à la seconde près, les gens s'équipent de téléphones intelligents qui permettent de communiquer à toute l'humanité nos états d'âme. C'est magique, mais c'est aussi malsain. En quoi est-ce intéressant de savoir ce que fait tout le monde? En quoi est-ce reposant d'être disponible pour tout le monde? La vie ne va t-elle pas assez vite sans rajouter la pression d'être toujours sur le qui-vive?
Je pense aux blondes qui envoient des textos à leurs chums à tout moment pour leur demander ce qu'ils font (et réciproquement). Je pense aux employés (et employeurs) qui sont disponibles (et accrochés) à leurs emplois à tout heure du jour. Je pense aux ados qui s'envoient des textos juste dans le but d'en avoir aucun (but). Je pense aux gens qui répondent à leur cellulaire alors qu'ils sont en conversation réelle avec un autre humain. Je pense à la fille qui, dans un événement quelconque, préfère consulter son appareil intelligent plutôt que de profiter du spectacle. Je pense aux humains qui sont esclaves de toute cette technologie.
Bravo aux grands dirigeants des compagnies de télécommunication. Vous avez réussi un grand coup en rendant nécessaire un objet, qui a priori, peut dépanner en situation d'urgence. Ce n'est plus un gadget, c'est rendu une extension de la personne.
Pour ma part, je résiste dans un élan de liberté. Je dis tout simplement non à cette folie.
dimanche 22 janvier 2012
Des portables et des TBI
La fameuse mesure #50680 qui oblige notre commission scolaire à équiper toutes les classes de tableaux blancs et les profs d'ordinateurs portables est discutable.
Tout d'abord, est-ce vraiment nécessaire d'équiper toutes les classes de TBI? Déjà que les enseignants sont frileux lorsqu'il s'agit de subir des formations, la mécanique que procure le tableau blanc peut être fragile dans certaines classe où ça bouge un peu. Certains projecteurs bas de gamme résistent mal à la poussière. Si je me fie sur ce qui se passe à notre école, on a un technicien qui vient aux deux semaines et un REAPO à temps partiel (75 min par 9 jours), ça risque d'être chaotique lorsqu'un problème surviendra.
Je n'ai absolument rien contre les nouvelles technologies. J'utilise une tablette wacom et un projecteur multimédia pour donner mes cours. Ça fait très bien le travail. Si j'avais une tablette wacom sans-fil, ce serait encore mieux. J'ai plutôt à craindre du manque de support subi par mes collègues. Heureusement que je suis autodidacte. J'ai même installé Arch Linux sur l'ordinateur dans ma classe. J'utilise le logiciel xournal pour donner mes cours et la vie est belle!
Je reviens à la fameuse mesure #50680. Elle procurera des ordinateurs portables à tous les enseignants. J'ai demandé à ma direction-adjointe de s'informer si cette mesure pouvait viser l'achat de tablette de type Android ou iPad. J'ai même proposé que si l'achat de tablette était refusé, qu'on achète des portable hybrides de type tablette. La réponse fut catégorique: on achètera des ordinateurs portables. J'en reviens pas! Depuis un an, la vague des tablettes prouve l'utilité de cet outil. En plus d'avoir une autonomie étonnante et d'être légère, la tablette pourrait permettre l'interactivité entre l'enseignant et l'élève. Je assis à expliquer des notions mathématiques lors d'une récupération avec ma tablette à l'aide d'un stylet. Je pourrais par la suite sauvegarder mes explications et les envoyer par courriel ou les conserver pour un autre élève.
Cependant, peu importe qu'on achète des portables ou des tablettes, supporter ce matériel avec le peu de ressource humaine qu'on met à notre disposition sera un tour de force. Qu'on ose me fournir un portable équipé de MS Windows 7. Je le laisserai sur une tablette ramasser la poussière.
On m'a dit qu'en 2017, tout le monde devrait avoir un joujou électronique dans sa classe et sur son bureau dans la salle des profs. J'ai bien hâte de voir ça. J'ai aussi bien l'intention d'être touriste dans cette aventure...
Tout d'abord, est-ce vraiment nécessaire d'équiper toutes les classes de TBI? Déjà que les enseignants sont frileux lorsqu'il s'agit de subir des formations, la mécanique que procure le tableau blanc peut être fragile dans certaines classe où ça bouge un peu. Certains projecteurs bas de gamme résistent mal à la poussière. Si je me fie sur ce qui se passe à notre école, on a un technicien qui vient aux deux semaines et un REAPO à temps partiel (75 min par 9 jours), ça risque d'être chaotique lorsqu'un problème surviendra.
Je n'ai absolument rien contre les nouvelles technologies. J'utilise une tablette wacom et un projecteur multimédia pour donner mes cours. Ça fait très bien le travail. Si j'avais une tablette wacom sans-fil, ce serait encore mieux. J'ai plutôt à craindre du manque de support subi par mes collègues. Heureusement que je suis autodidacte. J'ai même installé Arch Linux sur l'ordinateur dans ma classe. J'utilise le logiciel xournal pour donner mes cours et la vie est belle!
Je reviens à la fameuse mesure #50680. Elle procurera des ordinateurs portables à tous les enseignants. J'ai demandé à ma direction-adjointe de s'informer si cette mesure pouvait viser l'achat de tablette de type Android ou iPad. J'ai même proposé que si l'achat de tablette était refusé, qu'on achète des portable hybrides de type tablette. La réponse fut catégorique: on achètera des ordinateurs portables. J'en reviens pas! Depuis un an, la vague des tablettes prouve l'utilité de cet outil. En plus d'avoir une autonomie étonnante et d'être légère, la tablette pourrait permettre l'interactivité entre l'enseignant et l'élève. Je assis à expliquer des notions mathématiques lors d'une récupération avec ma tablette à l'aide d'un stylet. Je pourrais par la suite sauvegarder mes explications et les envoyer par courriel ou les conserver pour un autre élève.
Cependant, peu importe qu'on achète des portables ou des tablettes, supporter ce matériel avec le peu de ressource humaine qu'on met à notre disposition sera un tour de force. Qu'on ose me fournir un portable équipé de MS Windows 7. Je le laisserai sur une tablette ramasser la poussière.
On m'a dit qu'en 2017, tout le monde devrait avoir un joujou électronique dans sa classe et sur son bureau dans la salle des profs. J'ai bien hâte de voir ça. J'ai aussi bien l'intention d'être touriste dans cette aventure...
dimanche 4 octobre 2009
Le sucre et le sel: c'est mal à l'école!
Dans l'esprit de contrôler d'éduquer les jeunes à bien manger, notre chère commission scolaire (CSSMI) a décidé de lutter contre le fast-food et le junk-food. Jusque là, c'est bien. Par contre, certains moyens sont à mon avis très extrémistes. Par exemple, la cafétéria de mon école ne vend plus de desserts sucrés. Il n'y a plus de sachets de sel non plus! Rien que des trucs santé. C'est vrai que de manger sainement aide à demeurer en santé. Par contre, ça à quoi de priver les jeunes? Pourquoi nous, éducateurs, avons le droits d'avoir des croustilles et de palettes de chocolat dans nos salles de prof lorsque nos élèves doivent bouffer uniquement des pommes et du brocoli? On passe encore ici d'un extrême à un autre.
Encore pire, il est maintenant interdit de vendre du chocolat pour financer des activités. Exception au chocolat noir à 95%!!! Par contre, c'est permis de vendre du café!!! Expliquez-moi en quoi le café est meilleur que le chocolat pour la santé? Je gage que les intellos qui ont pris cette décision carburent au tofu et au café noir?
En fait, le gros problèmes de la malnutrition est l'excès et la mauvaise éducation à la maison. Manger quelques croustilles un samedi soir devant une partie de hockey ne me tuera pas. Manger des croustilles tous les jours comme repas, c'est mauvais. Un bon dessert sucré, c'est stimulant.
Éduquer signifier apprendre le gros bon sens par des gestes concrets. On éduque pas par la privation en restreignant. Pourquoi ne pas vivre dans un système totalitaire où l'état contrôle tout tant qu'à y être? Sans être totalitaire, notre société a une petite tendance à imposer des règlements au lieu d'éduquer. C'est plus simple et c'est payant!
Encore pire, il est maintenant interdit de vendre du chocolat pour financer des activités. Exception au chocolat noir à 95%!!! Par contre, c'est permis de vendre du café!!! Expliquez-moi en quoi le café est meilleur que le chocolat pour la santé? Je gage que les intellos qui ont pris cette décision carburent au tofu et au café noir?
En fait, le gros problèmes de la malnutrition est l'excès et la mauvaise éducation à la maison. Manger quelques croustilles un samedi soir devant une partie de hockey ne me tuera pas. Manger des croustilles tous les jours comme repas, c'est mauvais. Un bon dessert sucré, c'est stimulant.
Éduquer signifier apprendre le gros bon sens par des gestes concrets. On éduque pas par la privation en restreignant. Pourquoi ne pas vivre dans un système totalitaire où l'état contrôle tout tant qu'à y être? Sans être totalitaire, notre société a une petite tendance à imposer des règlements au lieu d'éduquer. C'est plus simple et c'est payant!
samedi 19 septembre 2009
Mathématiques et renouveau pédagogique.
Depuis son apparition, je m'en suis toujours méfié. Normal car de nature, les humains ont peur du changement. Pourtant, au lieu de critiquer la réforme, j'ai lui ai tout simplement laissé sa chance.
Hier, ce fut un jour d'éclat. J'étais en formation avec notre sympatique conseillère pédagogique sur le thème du renouveau pédagogique. C'était bien la première fois que j'étais confronté à ce sujet controversé. La formation m'a été utile, car j'ai passé une partie de la soirée et de la nuit à faire mes devoirs, c'est-à-dire à lire ici et là sur le sujet. Je savais qu'il y avait 2 clans, c'est-à-dire ceux qui défendent la réforme et ceux qui la critique vertement. Pour ma part, ce serait difficile de prendre position précisément et je veux en profiter pour m'expliquer.
Commençons par l'évaluation des compétences. Je n'approuve cette idée qu'en partie car pour moi, les mathématiques, c'est aussi une question de connaissances. C'est vrai que les nouvelles échelles d'évaluation et toutes ces précisions font en sorte qu'on connait mieux le portrait de l'élève, mais est-ce vraiment nécessaire pour chaque enseignant de se créer un dossier sur chacun de nos étudiants afin de tracer un meilleur portait de la situation? Je ne crois pas que le simple d'évaluer les connaissances comme nous le faisions dans l'ancien programme traçais un portrait clair de la situation, mais j'ai tout de même l'impression que nous sommes passé d'un extrême à l'autre. En tant qu'enseignant, éducateur et animateur, je ne me sens vraiment pas à l'aise à gérer de la paperasse basée sur diverses grilles d'évaluations pour reposer mon jugement. De toute façon, je perçois la tâche comme impossible dans la situation actuelle où je dois le faire avec 4 groupes de plus de 30 élèves. J'ai la vocation de l'enseignement, mais pas la vocation de travailler 16 heures par jour.
Parlant de compétences, j'ai un amer gout de gestion d'employés d'entreprises dans la bouche. J'ai l'impression que le but de la formation éducative au Québec est de faire en sorte qu'un jeune de 16 ans sache ce qu'il fera dans sa vie. Vite, il faut former des travailleurs au plus vite. Ces travailleurs deviendront rapidement des consommateurs qui feront tourner l'économie. La fourmilière doit fonctionner telle une roue dans un engrenage bien huilé. Il n'y a pas de place pour l'hésitation et pour le rêve. C'est possible d'avoir un idéal d'avenir à 16 ans, mais ce n'est pas nécessaire d'avoir une maison, une voiture, une famille, un boulot stable à 21 ans. Peut-être que ma position est un peu anarchique sur le sujet, mais pour ma part, la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie est d'avoir pris mon temps en faisant 5 ans de Cégep et 5 ans d'université. J'ai pris le temps de vivre et je me fous carrément d'avoir perdu 4 ou 5 années de salaires. J'ai profité de la vie, de sa richesse et des ses couleurs sans vivre le stress auquel la population est soumise présentement (endettement, pression au travail, ...)
Je ne sais pas si je vais adapter à 100% mon enseignement au renouveau pédagogique. De toute façon, je sais que j'ai toujours pris à coeur la réussite des étudiants et que je ferai en sorte pour que leur année avec moi soit intéressante, enrichissante et formatrice. Je ne peux pas renier mon passé d'enseignant en me disant qu'avant, ce n'était pas bon. Je ne peux pas croire qu'il est possible d'évaluer uniquement des compétences sans trop tenir compte des connaissances mathématiques. Je ne crois pas à des outils d'évaluation subjectifs.
Je continue de croire que les mathématiques doivent être riches en savoir, habiletés et aptitudes. Un mathématiciens possède avant tout des connaissances qu'il applique sous forme de compétences. Un médecin fait de même et un avocat aussi. Le savoir est la clé et à partir de cela, formons nos compétences.
Un petit mot sur les nouveaux parcours du 2e cycle du secondaire en mathématiques. Je trouve les parcours intéressants mais difficiles à différencier pour un élève. Je crois aussi qu'il devrait y avoir un meilleur travail pour guider les étudiants dans chacun des parcours. J'enseigne les sciences naturelles en 4e et 5e secondaire et ce n'est pas normal d'y retrouver des jeunes qui n'ont pas ou peu d'habiletés mathématiques. Il faut cesser de se cacher la tête dans le sable et d'aider les jeunes qui ne réussissent pas en leur accordant une promotion automatique. Ce n'est pas normal de niveler par le bas et aussi vers le bas. Trop de jeunes au secondaires se seront faufilés dans le système sans vraiment trop comprendre ce qu'ils y ont fait. Tant que les écoles et les commissions scolaires seront gérés par des gestionnaires d'entreprises, des raisons économiques seront cités pour expliquer le manque de ressources. La réussite devrait être le premier facteur de décisions dans un établissement scolaire. Trop souvent, c'est le manque de sous qui décide...
Hier, ce fut un jour d'éclat. J'étais en formation avec notre sympatique conseillère pédagogique sur le thème du renouveau pédagogique. C'était bien la première fois que j'étais confronté à ce sujet controversé. La formation m'a été utile, car j'ai passé une partie de la soirée et de la nuit à faire mes devoirs, c'est-à-dire à lire ici et là sur le sujet. Je savais qu'il y avait 2 clans, c'est-à-dire ceux qui défendent la réforme et ceux qui la critique vertement. Pour ma part, ce serait difficile de prendre position précisément et je veux en profiter pour m'expliquer.
Commençons par l'évaluation des compétences. Je n'approuve cette idée qu'en partie car pour moi, les mathématiques, c'est aussi une question de connaissances. C'est vrai que les nouvelles échelles d'évaluation et toutes ces précisions font en sorte qu'on connait mieux le portrait de l'élève, mais est-ce vraiment nécessaire pour chaque enseignant de se créer un dossier sur chacun de nos étudiants afin de tracer un meilleur portait de la situation? Je ne crois pas que le simple d'évaluer les connaissances comme nous le faisions dans l'ancien programme traçais un portrait clair de la situation, mais j'ai tout de même l'impression que nous sommes passé d'un extrême à l'autre. En tant qu'enseignant, éducateur et animateur, je ne me sens vraiment pas à l'aise à gérer de la paperasse basée sur diverses grilles d'évaluations pour reposer mon jugement. De toute façon, je perçois la tâche comme impossible dans la situation actuelle où je dois le faire avec 4 groupes de plus de 30 élèves. J'ai la vocation de l'enseignement, mais pas la vocation de travailler 16 heures par jour.
Parlant de compétences, j'ai un amer gout de gestion d'employés d'entreprises dans la bouche. J'ai l'impression que le but de la formation éducative au Québec est de faire en sorte qu'un jeune de 16 ans sache ce qu'il fera dans sa vie. Vite, il faut former des travailleurs au plus vite. Ces travailleurs deviendront rapidement des consommateurs qui feront tourner l'économie. La fourmilière doit fonctionner telle une roue dans un engrenage bien huilé. Il n'y a pas de place pour l'hésitation et pour le rêve. C'est possible d'avoir un idéal d'avenir à 16 ans, mais ce n'est pas nécessaire d'avoir une maison, une voiture, une famille, un boulot stable à 21 ans. Peut-être que ma position est un peu anarchique sur le sujet, mais pour ma part, la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie est d'avoir pris mon temps en faisant 5 ans de Cégep et 5 ans d'université. J'ai pris le temps de vivre et je me fous carrément d'avoir perdu 4 ou 5 années de salaires. J'ai profité de la vie, de sa richesse et des ses couleurs sans vivre le stress auquel la population est soumise présentement (endettement, pression au travail, ...)
Je ne sais pas si je vais adapter à 100% mon enseignement au renouveau pédagogique. De toute façon, je sais que j'ai toujours pris à coeur la réussite des étudiants et que je ferai en sorte pour que leur année avec moi soit intéressante, enrichissante et formatrice. Je ne peux pas renier mon passé d'enseignant en me disant qu'avant, ce n'était pas bon. Je ne peux pas croire qu'il est possible d'évaluer uniquement des compétences sans trop tenir compte des connaissances mathématiques. Je ne crois pas à des outils d'évaluation subjectifs.
Je continue de croire que les mathématiques doivent être riches en savoir, habiletés et aptitudes. Un mathématiciens possède avant tout des connaissances qu'il applique sous forme de compétences. Un médecin fait de même et un avocat aussi. Le savoir est la clé et à partir de cela, formons nos compétences.
Un petit mot sur les nouveaux parcours du 2e cycle du secondaire en mathématiques. Je trouve les parcours intéressants mais difficiles à différencier pour un élève. Je crois aussi qu'il devrait y avoir un meilleur travail pour guider les étudiants dans chacun des parcours. J'enseigne les sciences naturelles en 4e et 5e secondaire et ce n'est pas normal d'y retrouver des jeunes qui n'ont pas ou peu d'habiletés mathématiques. Il faut cesser de se cacher la tête dans le sable et d'aider les jeunes qui ne réussissent pas en leur accordant une promotion automatique. Ce n'est pas normal de niveler par le bas et aussi vers le bas. Trop de jeunes au secondaires se seront faufilés dans le système sans vraiment trop comprendre ce qu'ils y ont fait. Tant que les écoles et les commissions scolaires seront gérés par des gestionnaires d'entreprises, des raisons économiques seront cités pour expliquer le manque de ressources. La réussite devrait être le premier facteur de décisions dans un établissement scolaire. Trop souvent, c'est le manque de sous qui décide...
lundi 7 septembre 2009
Lecture et cinéma
En peu de temps, je me suis régalé de 2 plaisirs, c'est-à-dire un bon livre et un bon film.
Le livre, que j'ai lu en 4 jours, est le dernier de Patrick Sénécal. Il s'agit de Hell.com. C'est l'histoire d'un milliardaire, PDG d'une grosse compagnie, qui se voit offrir par une ancienne connaissance du secondaire la chance de faire partie d'un groupe sélect où tout est permis (vices sexuels, plaisirs les plus fous, défoulement,...). Ce livre illustre ce que le pouvoir et l'argent peut faire chez des personnes qui désirent pousser leurs limites plus loin.
J'ai mieux aimé ce roman que le précédent de Sénécale (Le vide), car je l'ai trouvé moins prévisible. Par contre, j'ai dénoté un petit penchant moralisateur à ce roman contrairement aux autres du même auteur. Ce n'est pas un défaut cependant. J'ai été plongé dans un monde où les sentiments humains n'existent pas et où l'absence d'empathie m'a hérissé le poil sur les bras. Lorsqu'on devient damné par tous les vices, c'est difficile de s'en sortir. Un petit bijou pour les amateurs de sensations fortes.
Côté cinéma, je reviens tout juste d'aller voir le dernier Tarantino (Inglorious Basterd). L'action se déroule pendant la 2e guerre mondiale, en France, et raconte l'histoire d'une vengeance articulée par plusieurs personnages.
Très cynique comme film, Tarantino raconte l'histoire en chapitres où 2 histoires s'entrecroisent pour mener vers un but commun. Le film commence par "Once upon a time...", ce qui signifie qu'on a affaire à une oeuvre de fiction. J'ai savouré les dialogues et le rythme du film. Ce n'est pas nécessairement un film d'action, mais un film où l'on savoure les échanges des acteurs et où l'on assiste à des scènes poussées à l'extrême. Malgré le fait que le film dure presque 2h30, le temps a filé comme l'éclaire et j'aurais volontiers passé d'autres minutes à assister à une vengeance sans pitié contre les Nazis.
Un peu de culture, ça replace les idées....
Le livre, que j'ai lu en 4 jours, est le dernier de Patrick Sénécal. Il s'agit de Hell.com. C'est l'histoire d'un milliardaire, PDG d'une grosse compagnie, qui se voit offrir par une ancienne connaissance du secondaire la chance de faire partie d'un groupe sélect où tout est permis (vices sexuels, plaisirs les plus fous, défoulement,...). Ce livre illustre ce que le pouvoir et l'argent peut faire chez des personnes qui désirent pousser leurs limites plus loin.
J'ai mieux aimé ce roman que le précédent de Sénécale (Le vide), car je l'ai trouvé moins prévisible. Par contre, j'ai dénoté un petit penchant moralisateur à ce roman contrairement aux autres du même auteur. Ce n'est pas un défaut cependant. J'ai été plongé dans un monde où les sentiments humains n'existent pas et où l'absence d'empathie m'a hérissé le poil sur les bras. Lorsqu'on devient damné par tous les vices, c'est difficile de s'en sortir. Un petit bijou pour les amateurs de sensations fortes.
Côté cinéma, je reviens tout juste d'aller voir le dernier Tarantino (Inglorious Basterd). L'action se déroule pendant la 2e guerre mondiale, en France, et raconte l'histoire d'une vengeance articulée par plusieurs personnages.
Très cynique comme film, Tarantino raconte l'histoire en chapitres où 2 histoires s'entrecroisent pour mener vers un but commun. Le film commence par "Once upon a time...", ce qui signifie qu'on a affaire à une oeuvre de fiction. J'ai savouré les dialogues et le rythme du film. Ce n'est pas nécessairement un film d'action, mais un film où l'on savoure les échanges des acteurs et où l'on assiste à des scènes poussées à l'extrême. Malgré le fait que le film dure presque 2h30, le temps a filé comme l'éclaire et j'aurais volontiers passé d'autres minutes à assister à une vengeance sans pitié contre les Nazis.
Un peu de culture, ça replace les idées....
mardi 1 septembre 2009
L'été en septembre
C'est devenu une habitude de voir le soleil radier en septembre. Il me semble qu'après un été humide et plutôt froid, ce n'est pas très motivant de retourner au travail par une journée ensoleillée. Ce serait le temps d'aller faire de la randonnée en forêt ou de faire du vélo.
Certains dirons que je me plains le ventre plein (après une année complète de congé). Je vous dirai que vous avez raison!! :-)
Certains dirons que je me plains le ventre plein (après une année complète de congé). Je vous dirai que vous avez raison!! :-)
mercredi 26 août 2009
Il en reste 199...
Je viens de compléter ma première journée de travail. Je suis déjà en route pour la 2e...
Disons que le coeur n'y est pas encore, mais je me promets de me donner à fond pendant cette 2e journée!!
Quelques frustrations hier concernant mon matériel de 5e secondaire qui n'est pas vraiment disponible et l'accès internet qui est plus sécurisé que jamais. Anyway, je reviens là-dessus bientôt!!
Disons que le coeur n'y est pas encore, mais je me promets de me donner à fond pendant cette 2e journée!!
Quelques frustrations hier concernant mon matériel de 5e secondaire qui n'est pas vraiment disponible et l'accès internet qui est plus sécurisé que jamais. Anyway, je reviens là-dessus bientôt!!
dimanche 23 août 2009
425 jours plus tard
Mardi matin, je retourne au travail. Ma dernière journée à l'école secondaire du Harfang remonte au 20 juin 2008 et depuis ce temps, j'ai joué le rôle du papa à la maison, visité Sunset Beach en Caroline du Nord, pris du soleil à Cayo Coco, visité le Parc Oméga, l'exotarium, le biodôme, le zoo de St-Edouard, changé de voiture, mis ma maison à vendre, donné quelques cours privés ici et là, joué au hockey plus d'une vingtaine de soirs en janvier, joué dans une ligue de hockey cosom, pédalé plus de 1000 km cet été, changé de tondeuse, construit un cabanon, un balcon, aménagé mon terrain, coupé des arbres, cueilli des fraises, framboises, mûres, groseilles, bleuets, tomates, pommes, petits pois, fèves, concombres,... Ouf!!! Je ne veux pas me plaindre de retourner au travail, bien au contraire. Je me considère considère comme privilégié d'avoir passé du si bon temps de qualité avec mon fils Éloi et ma blonde. Tout ce que j'ai énuméré ci-haut, je l'ai fait avec ma famille (ou presque).
Le temps a passé vite car il me semble que hier encore, mon petit gars se traînait à 4 pattes par terre. Avec du recul, je suis satisfait de ces 425 jours sans avoir eu à vivre la dose de stress quotidien que le travail amène. J'ai appris de la vie. Je peux avouer maintenant que tout passe vite, mais qu'en prenant le temps de profiter du moment présent, tout reste gravé en mémoire. Sans vouloir vivre dans le passé, le fait de se souvenir permet de passer au travers du présent et de penser à 1000 nouvelles anecdotes pour le futur! J'ai eu la liberté de prendre le temps. Je me rends compte qu'avec de l'argent, on peut s'acheter beaucoup de trucs, mais s'il y a bien une chose qui est inestimable, c'est d'avoir tout simplement le temps de prendre son temps.
Je retourne à l'école mardi avec la tête vide mais le coeur heureux. J'ai vécu quelques périodes d'anxiété dernièrement, mais je me rends compte ce soir que de toute façon, je n'ai aucune raison de me stresser. Je ressens toujours une certaine passion vis à vis l'enseignement et même si la réforme amène son lot de nouveautés et de trucs chiants, je me dis que c'est dans ma nature de m'adapter et de trouver des solutions simples et efficaces pour rendre les choses faciles. Je n'ai pas l'intention de devenir un prof bureaucrate, mais tout simplement de demeurer le moniteur de camp de vacances un peu fou que j'ai toujours été.
En passant, j'ai créé un nom de domaine (danym.org) qui hébergera mon site principal à propos des mathématiques. Ça hébergera aussi d'autres trucs divers à venir!!
Le temps a passé vite car il me semble que hier encore, mon petit gars se traînait à 4 pattes par terre. Avec du recul, je suis satisfait de ces 425 jours sans avoir eu à vivre la dose de stress quotidien que le travail amène. J'ai appris de la vie. Je peux avouer maintenant que tout passe vite, mais qu'en prenant le temps de profiter du moment présent, tout reste gravé en mémoire. Sans vouloir vivre dans le passé, le fait de se souvenir permet de passer au travers du présent et de penser à 1000 nouvelles anecdotes pour le futur! J'ai eu la liberté de prendre le temps. Je me rends compte qu'avec de l'argent, on peut s'acheter beaucoup de trucs, mais s'il y a bien une chose qui est inestimable, c'est d'avoir tout simplement le temps de prendre son temps.
Je retourne à l'école mardi avec la tête vide mais le coeur heureux. J'ai vécu quelques périodes d'anxiété dernièrement, mais je me rends compte ce soir que de toute façon, je n'ai aucune raison de me stresser. Je ressens toujours une certaine passion vis à vis l'enseignement et même si la réforme amène son lot de nouveautés et de trucs chiants, je me dis que c'est dans ma nature de m'adapter et de trouver des solutions simples et efficaces pour rendre les choses faciles. Je n'ai pas l'intention de devenir un prof bureaucrate, mais tout simplement de demeurer le moniteur de camp de vacances un peu fou que j'ai toujours été.
En passant, j'ai créé un nom de domaine (danym.org) qui hébergera mon site principal à propos des mathématiques. Ça hébergera aussi d'autres trucs divers à venir!!
vendredi 7 août 2009
Maison à vendre
Rendez-vous avec notre agent d'immeuble aujourd'hui pour préparer les papiers relatifs à la vente de notre maison. Si tout va bien, il devrait y avoir une pancarte sur notre terrain très bientôt.
Cela signifie que nous avons trouvé un terrain d'entente pour l'achat. De 259 000$, nous avons eu une contre-proposition à 245 000$, ce qui est plus que raisonnable. Je pourrais revenir en effectuant une contre-offre à 240 000$, mais comme ça a été difficile de faire baisser de 250 000 à 245 000$ et que la maison nous intéresse, nous ne voulons pas essuyer un refus.
Pour ce qui est de notre demeure, je posterai plus de détails lorsque les papiers seront complétés.
Cela signifie que nous avons trouvé un terrain d'entente pour l'achat. De 259 000$, nous avons eu une contre-proposition à 245 000$, ce qui est plus que raisonnable. Je pourrais revenir en effectuant une contre-offre à 240 000$, mais comme ça a été difficile de faire baisser de 250 000 à 245 000$ et que la maison nous intéresse, nous ne voulons pas essuyer un refus.
Pour ce qui est de notre demeure, je posterai plus de détails lorsque les papiers seront complétés.
lundi 3 août 2009
Déménagement en vue!
Après un été tranquille et absent sur ce blog, me voici de retour! Les vacances achèvent et je me suis dit que pour clore mon année de congé, ce serait intéressant de déménager.
Stéphanie et moi avons visité une coquette maison située au bord d'un petit lac à St-Hippolyte. Le terrain et son aménagement sont sublimes. C'est digne d'un petit coin intime de rêve!
Aujourd'hui, l'offre d'achat a été déposée. Si elle est acceptée, nous mettrons notre maison actuelle en vente.
C'est une histoire à suivre...
Stéphanie et moi avons visité une coquette maison située au bord d'un petit lac à St-Hippolyte. Le terrain et son aménagement sont sublimes. C'est digne d'un petit coin intime de rêve!
Aujourd'hui, l'offre d'achat a été déposée. Si elle est acceptée, nous mettrons notre maison actuelle en vente.
C'est une histoire à suivre...
mardi 9 juin 2009
Mon bac à compost est à vendre!
En fait, il ne s'agit pas du bac, mais d'une photo prise par mon beau-frère Jonathan il y a quelques semaines. Ce dernier a décidé de vendre la photo sur istockphoto.com.
Admirez l'œuvre! C'est avec mon talent de menuisier que j'ai construit cela!
J'aimerais tout de même obtenir 10% des bénéfices liés à la vente!!
Admirez l'œuvre! C'est avec mon talent de menuisier que j'ai construit cela!
J'aimerais tout de même obtenir 10% des bénéfices liés à la vente!!
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